Solidarité
Jacques Donzelot propose la Capacitation dans Sites & Cités
publié le 10/05/2010 CR DSU
Politique de la ville et citoyenneté urbaine: échos de la conférence de Jacques Donzelot
Le 6 avril dernier, à l’issue de l’assemblée générale du CR•DSU, nous avons eu le plaisir d’accueillir Jacques Donzelot (sociologue, maître de conférences en science politique à l’université de Paris X Nanterre) qui nous a livré une analyse critique, parfois teintée d’ironie, de la politique de la ville du point de vue de la citoyenneté urbaine.
J. Donzelot distingue deux voies de la citoyenneté urbaine1: celle de la responsabilisation des individus par rapport au collectif et celle de l’empowerment ou capability, pour reprendre un terme cher à Armatya Sen2, sorte de mixte entre capacité et liberté que l’on peut traduire imparfaitement par “capacitation”, c’est-à-dire “capacité de pouvoir”.
Si pour Jacques Donzelot, restaurer le “pouvoir d’agir” des habitants devenait une priorité pour la politique de la ville en France, les moyens pour y parvenir passeraient entre autre par une relégitimation des services publics auprès des habitants et un équilibre entre la confiance mutuelle entre les gens et le consentement de l’ordre public. Enfin, le new localismou l’art de gouverner par le local serait également une voie à explorer; les termes de l’équation suivante restant toutefois à résoudre: comment gouverner par le local en s’appuyant sur la capacitation tout en recherchant les moyens de faire société?
•••Retrouvez prochainement le texte de la conférence dans la rubrique “Rencontres du CR•DSU” sur www.crdsu.org
International Alliance of Inhabitants
publié le 11/04/2010 International Alliance of Inhabitants
Une news-letter et un réseau mondial à investir!
Mauvais temps pour l'Ensoleillé à St Etienne
publié le 02/11/2009 Réseaux Citoyens
Actuellement, de plus en plus de personnes, se retrouvent dehors, sans hébergement. D’après la préfecture et la DDASS au moins 110 personnes dont de nombreux enfants, demandeurs d’asile sont dans la rue. Ils sont en situation régulière au regard de la loi et la préfecture à l’obligation légal de les loger.
Nous trouvons cette situation parfaitement intolérable, d’autant que nous vivons dans un pays riche et que de nombreux bâtiments publics en bon état sont vacants dans notre agglomération.
Pendant de nombreux mois nous avons interpelé les pouvoirs publics sur l’urgence de la situation. Devant l’absence de solutions de la Préfecture et de la mairie de St Etienne, et face à l’urgence, le collectif « Pour que personne ne dorme à la rue » a décidé de prendre ses responsabilités en réquisitionnant l’ancienne maison de retraite vide depuis plusieurs années, « L’Ensoleillée ». Nous assumons notre geste qui, bien qu’illégal, est parfaitement légitime humainement parlant. Plusieurs personnes ont pu ainsi être mise à l’abri à la veille de l’hiver.
Or aujourd’hui par décision du maire et de l’adjoint au maire président de Métropole Habitat, l’Ensoleillé est privé d’eau et d’électricité et la police municipale en interdit l’accès aux familles qui y avaient trouvé refuge et aux associations. Ces familles sont ainsi renvoyées dans la rue. Pourtant avant de faire volte face devant les protestations, le maire et plusieurs adjoints avaient assuré que l’eau et l’électricité seraient rétablies.
L’argument de la sécurité n’est qu’un prétexte. Il suffit de quelques aménagement pour le régler, l’Ensoleillé est un immeuble en bon état ou l’électricité n’avait pas été coupée et d’autres bâtiments vides habitables en toutes sécurité peuvent être ouverts. L’essentiel est de loger ces personnes.
Nous demandons :
- Au maire de St Etienne de rétablir l’eau et l’électricité ainsi que le libre accès de l’Ensoleillé aux familles qui y ont trouvé refuge et aux associations. Nous attendons de la municipalité actuelle qu’elle aide cette action citoyenne et non quelle lui mette des bâtons dans les roues.
- Au préfet de la Loire de légaliser cette réquisition de l’Ensoleillé ou de réquisitionner, comme il en a le pouvoir, un des nombreux immeuble public vide de l’agglomération stéphanoise (pavillons de l’hôpital Bellevue, l’ancienne résidence de personnes âgées "les Pères", celle des Lauriers, l’immeuble des ex appartements de fonction des enseignants de l’école de la Montat et du collège de la Cotonne, …).
Le logement doit être un droit pour tous, et pour les demandeurs d’asile c’est une obligation légale de l’état. Nous pouvons parler de non assistance à personne en danger pour tous les sans-toit
Nous resterons mobilisés tant qu’aucune solution ne sera trouvée et nous prendrons nos responsabilités pour que personne ne couche dehors.
Ce lundi 2 novembre nous nous rendrons à 17H devant la préfecture pour demander à être reçu par M le Préfet et à 18H nous serons au conseil municipal de St Etienne où nous demandons de pouvoir y intervenir.
Le collectif pour que personne ne dorme à la rue comprend notamment : RESF42, l’AEC, Al Qalam, CVDH, FCPE, FSU, La Passerelle, le comité Tchétchénie Loire/Haute-Loire, la LDH, les Réseaux citoyens de St Etienne, le Réseau de Solidarité avec les Rroms, Sud Education, Terre Des Hommes42, Triangle, l’ACO, le CDAFAL, le CCFD, la CGT, la CIMADE.
Sans toit, l'hiver sera dur!
publié le 02/11/2009 Lisez leur communiqué de presse
Le ministère de la crise du logement belge reprend du service: Les nouveaux gouvernements régionaux se sont installés, et les nouveaux ministres du logement ont présentés leurs projets. Ils s’engagent tous à travailler au droit au logement. Nous verrons, et nous les tiendrons à l’œil.
Le Ministère de la Crise du Logement est resté calme les mois précédents, mais plusieurs de nos amis ont été très actifs et ont des projets intéressants. 28% des bailleurs ne loue pas aux étrangers
Actiegroep Alarm uit MolenbeekLe comité Alarm de Molenbeek a organisé cet été un testing sur la discrimination sur le marché locatif.
Les membres du comité ont testé si les bailleurs de logements à louer réagissaient différemment s’ils recevaient un coup de téléphone de quelqu’un avec un nom et accent Africain, ou si l’appeleur avait un nom et accent Belge.
Les résultats étaient très interpellant.
Dans 28 % des cas, le testeur Africain recevait la réponse que le logement n’était plus à louer, alors que le testeur Belge qui téléphonait une demi-heure plus tard obtenait sans problèmes un rendez-vous pour visiter l’appartement.
Même si ce coup de sonde n’avait aucune prétention scientifique, les résultats confirment que la discrimination sur le marché locatif est importante. D’autant plus sans doute que les résultats de ce test ne concernent qu’une première étape pour le candidat locataire, à savoir l’obtention d’un rendez-vous pour une visite individuelle ou collective. La discrimination peut évidemment survenir au cours des étapes suivantes, plus précisément au moment de la sélection définitive.
Le comité Alarm a organisé une conférence de presse pour dénoncer ce problème.
Droit au logement pour les habitants !
publié le 30/09/2009
David Praile, notre ami de Solidarité Nouvelle à Charleroi, à Liège et à Namur nous fait part de la mobilisation des habitants qui sont les victimes d’expulsions brutales sans que le droit au logement soit respecté. Il appel au rassemblement lundi 5 Octobre 2009, à 9h15, gare de Namur: Une fois par an, c’est la journée mondiale de l’habitat. Tout le reste de l’année, c’est la journée des habitants !
Le droit au logement, reconnu par la Constitution, le Pacte des Nations Unies, n’est pas encore une réalité pour tout le monde au quotidien. Pourtant, il appartient aux habitants.
Se loger décemment devient insurmontable pour de nombreux ménages :
- 35% des locataires vivent en dessous du seuil de pauvreté (IWEPS 2008) ?
- 2/3 des personnes disposant du Revenu d’Intégration doivent se loger dans le privé et consacrent plus de 50% de leurs revenus pour se loger (UVCW 2008).
- 39% des travailleurs ont du mal à supporter le coût de leur logement, 56% des chômeurs, 66% des familles monoparentales (IWEPS 2008)
- Il manque cruellement de logement social qui ne représente que 7% de tous les logements, et 40.000 personnes environ sont en attente…
- Un locataire sur cinq (18%) habite un logement de mauvaise ou très mauvaise qualité (MRW 2006-2007)
- Plus de 10.000 personnes habitent en camping (caravane) ou parcs résidentiels (châlet) et ne savent pas trop bien de quoi leur avenir sera fait.
Derrière les chiffres, toutes les personnes sensibles au problème du logement savent que se cachent des situations souvent dramatiques pour des personnes et des familles qui n’arrivent plus à s’en sortir. La crise économique qui frappe durement de nombreux travailleurs aura de graves répercussions sur leurs conditions d’habitat : crise économique et crise du logement vont aller en empirant !
Depuis plusieurs années, notre association est interpellée par des situations critiques et tente de les faire entendre. Car le droit au logement ne profite pas toujours aux habitants :
- Dans plusieurs grandes villes, particulièrement à Charleroi et Liège, des bâtiments sont fermés pour lutter contre l’insalubrité sans que les habitants ne soient relogés ! Ils sont deux fois victimes : de l’insalubrité puis d’être pratiquement expulsés !
- Des propriétaires privés pratiquent régulièrement des expulsions illégales : ils mettent leur locataire à la porte sans se soucier de passer par le juge de paix ! Faire valoir son droit dans de telles situations, c’est mission impossible !
- Récemment, des nouvelles lois ont été prises en faveur des locataires : l’obligation d’afficher les loyers, la possibilité de constituer une garantie bancaire. Au quotidien, elles ne sont pratiquement pas appliquées !
- Les habitants de campings et de parcs résidentiels sont très inquiets pour leur avenir : ils craignent que les mesures prises pour améliorer leur condition d’habitat n’aboutissent en pratique à leur expulsion…
- Alors que les pouvoirs publics n’appliquent pas la loi de réquisition (dite Onkelinx) et pratiquement pas les dispositions de « réquisition douce » prévues par le Code wallon du logement, les habitants qui réalisent des occupations constructives de bâtiments abandonnés sont menacés d’expulsion, parfois dangereusement, et ne sont pas soutenus.
Le nouveau Gouvernement wallon a adopté un programme ambitieux et très prometteur en matière de logement. Cependant, depuis sa prise de fonction, le nouveau Ministre du Logement n’a guère pris position sur cet enjeu pourtant urgent. Et il y a bien urgence : dès aujourd’hui des habitants de camping à Binche ne savent pas s’il sera bien tenu compte d’eux au procès pénal qui oppose la Ville et le gérant : le camping devra-t-il fermé et que vont-ils devenir. Jusqu’ici leurs appels à l’aide restent sans réponse !
Les habitants du Domaine de Pincemaille (Estinnes) ne savent pas si les projets concernant le site où ils habitent leurs permettront de rester en améliorant leurs conditions de vie ou s’ils seront évincés… Nous voulons nous assurer que le Ministre du Logement, et avec lui tout le gouvernement, ne s’est pas assoupi. Au besoin, nous irons le réveiller ! Nous demandons qu’il se mette dès aujourd’hui, avec l’ensemble du gouvernement, à l’écoute des habitants et qu’il les soutiennent effectivement pour faire valoir leur droit au logement !
Appel à rassemblement ! lundi 5 octobre 2009 à 9h15 Gare de Namur
Le gouvernement au service des gens Droit au logement pour les habitants
David Praile
Les sans-papiers - Rencontres Interculturelles de Fontaine 2009
publié le 14/04/2009
Les jeunes…
Il est aujourd’hui difficile de faire comprendre au grand public que la jeunesse des quartiers a besoin de reconnaissance, de dignité, de soutien.
Il est inutile de ne montrer, à la télévision et dans les journaux, que des voitures qui brulent ou des bagarres nocturnes.
A Fontaine, en Isère, les associations “frères d’avenir” et “Calibre” ont démontré pendant ces rencontres interculturelles qu’il existait des jeunes motivés et compétents…
Le débat, qu'est-ce qu'on y gagne quand on est à la rue?
publié le 06/03/2009
Le 18 novembre 2008 à Fontaine en Isère, le réseau Capacitation Citoyenne rassemblait près de cent personnes autour de cette question. Nous vous proposons quelques moments de cette journée, mais aussi le film “parlons-en ou Cause toujours?”.
Des précaires, des associations, des élus et des professionnels, venus de Charleroi, de Bruxelles, de Dunkerque, de Roubaix, de Montreuil ou de l’agglomération grenobloise ont ainsi échangés à partir de l’expérience du “Parlons-en”, dispositif de concertation avec les SDF qui fonctionne depuis plusieurs année à Charleroi. Après projection du film réalisé avec l’ASBL Solidarités Nouvelles, l’expérience a paru transposable dans l’agglo. Reste à rassembler les conditions qui permettront à chaque acteur de s’impliquer dans ce type de processus. Le Conseil Régional peut-il jouer un rôle? C’est ce qu’affirme l’un de ses vice-président, François Auguste, qui invite les participants à rejoindre la journée du 29 novembre à Lyon pour la rencontre “Pauvreté, précarité, quelle démocratie participative pour quelles transformations?”.
Rencontre Démocratie et Précarité
publié le 09/12/2008
Intervention de François Auguste, vice-président du Conseil Régional Rhône-Alpes, en clôture de la rencontre du 29 novembre 2oo9 et en présence de 700 participants dont une grande majorité de personnes en grande difficulté, “Pauvreté-précarité : quelle démocratie participative pour quelles transformations ?”
Précarité et Démocratie
publié le 26/11/2008
Le 29 novembre 2008, la Région Rhône-Alpes organise, en collaboration avec la Mission Régionale d’Information sur l’Exclusion (MRIE), la Rencontre régionale «Pauvreté, précarité: quelle démocratie participative pour quelles transformations?»
Retrouvez quelques-un des films de présentation d’expériences
Parlons-en ou cause toujours...
publié le 25/11/2008
A Charleroi, il y a le «parlons en». Le premier mercredi de chaque mois, travailleurs sociaux, SDF, élus, bénévoles, précaires se retrouvent au Relais social et pendant deux heures s’expriment, écoutent. «Une parole partagée pour avancer contre la pauvreté»